1979

FOREVER YOUNG

18.04.19

1979 - Quand le surplus va de pair avec la mode 

La tennis Bensimon n'aurait jamais vu le jour sans la passion familiale pour le surplus. C'est avec le grand-père, Charles Bensimon, fripier à Oran, que tout débute. A la fin des années 40, il voit débarquer en Afrique du Nord les soldats américains. Inspiré par leur allure, il se met à vendre des stocks de fripes Made in USA.
Après les accords d'Evian en 1962, la famille doit quitter le pays... mais elle n'abandonne pas son activité.
Ainsi, les fils de Charles, Simon, le père de Serge et Yves, et Emile, leur oncle, ouvrent au Kremlin-Bicêtre le plus grand surplus militaire de l'époque avec des pièces venues des Etats-Unis, toujours, mais aussi du Portugal, d'Italie, des Pays Bas, de Grande-Bretagne... Serge a ainsi coutume de dire : « J'ai grandi dans les grosses balles de vêtements cerclées de métal de l'armée ! »

Tombé dans cette « potion » dès le plus jeune âge, il ne pouvait qu'attraper le virus familial. Et c’est dans les années 70, quand il quitte Nice où il habite avec sa mère pour aller aider son père, qu’il est véritablement atteint par la fièvre du surplus. Auprès de Simon, la rigueur et l'effort sont de mise mais cela n'empêche pas Serge d'apporter à l'entreprise sa petite touche personnelle. Le surplus, c'est bien mais avec un twist mode c’est mieux!
Il customise sahariennes et parkas, ces pièces taillées dans de belles matières et avant tout fonctionnelles, pour y insuffler une note créative... Une démarche totalement inédite qui ne passe pas inaperçue auprès des rédactrices de mode totalement conquises. On découvre alors dans les pages des magazines ce nouveau vestiaire Bensimon qui, à l'heure de la guerre du Vietnam, a aussi une portée politique.


Tandis que Serge personnalise, Simon continue d’acheter des lots... et notamment 100 000 tennis de gymnastique blanches de l’armée française. Nous sommes un beau jour de 1978 et devant cette montagne de chaussures immaculées, Serge, lui, pense à la couleur.

Ces tennis, il va les teindre ! Il se lance alors dans un véritable travail de recherche et de développement afin de colorer la toile sans déborder sur le caoutchouc qui renforce l'extrémité. Il teste et reteste dans son atelier, jusqu'à obtenir la tennis idéale, la petite tennis en toile qui va très vite avoir tout Paris à ses pieds... !

En 1979, il crée un nouveau modèle inspiré de cette première tennis et l'entreprise connait un bel essor. Face à ce succès, Serge demande en 1983 à son jeune frère Yves de le rejoindre pour développer le Surplus Bensimon.

Les tennis "L'originale" et celles de la collection été 2019 sont disponibles sur > Bensimon.com

Découvrez 40 paires exclusives ainsi que la suite de l'histoire de la tennis à travers une rétrospective sur la marque du 18 avril au 18 mai 2019 à la Joyce Gallery Paris (168 galerie du Vallois - Paris 1).